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Comment bien s’exprimer quand on est nerveux ?

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Comment bien s’exprimer quand on est nerveux ?

2 garçons nerveux devant l'école

Lorsque l’on s’imagine quelqu’un de nerveux dans les situations sociales, on se représente souvent quelqu’un de renfermé, timide et effacé. C’est d’ailleurs souvent le cas. Mais il arrive que le contraire se produise ! Certaines personnes parlent trop, trop vite et de manière peu assurée / imprécise quand elles sont anxieuses. 

Allant même jusqu’à dire des choses stupides ou ayant peu de sens, ces personnes n’arrivent pas à s’arrêter. Au contraire, quand on rencontre une personne charismatique, cette dernière a tendance à s’exprimer de manière calme, lente et assurée. Rien ne sert de se presser, car elle sait que son auditoire l’écoute. 

Aujourd’hui, je vous propose donc un article sur comment résoudre ce problème. L’idée est de se focaliser sur le moment où vous parlez trop et trop vite dans des situations quotidiennes qui peuvent sembler banales, mais également être source d’une certaine frustration. 

 

 

Identifiez les situations dans lesquelles vous êtes nerveux(se)

 

Il y a fort à parier que vous ne vous emballez pas et débitez 1500 mots à la minute dans toutes les situations sociales. Il existe très certainement des situations dans lesquelles vous êtes tout à fait calme et serein(e). C’est généralement le cas quand vous êtes dans une certaine “zone de confort”, avec des personnes que vous connaissez très bien, en petit comité etc. 

Comprendre quand le problème se présente, et dans quel type de situation est donc la première étape. Quelles combinaison de contexte et de personnes vous poussent à trop parler ? Les exemples types sont les suivants :

  • Rencontrer et parler à de nouvelles personnes
  • Aborder des sujets personnels, tant en posant les questions qu’en y répondant
  • S’affirmer auprès des autres
  • Raconter une histoire, une expérience ou une blague
  • Être en désaccord avec quelqu’un
  • Expliquer un concept
  • Échanger avec des personnes qui vous impressionnent ou vous intimident
  • Parler à des gens qui ne vous aiment pas (du moins, c’est ce que vous pensez…)
  • Vivre un silence – pouvant être gênant pour vous – 
  • Parler alors que le groupe est déjà bien animé
  • Expliquer une de vos erreurs ou tenter d’arranger les choses avec quelqu’un
  • Parler d’un sujet dont vous avez peur d’entendre la réponse

Là où certain(e)s seront tout à fait à l’aise lorsqu’ils vont rencontrer de nouvelles personnes, il se peut qu’au contraire, parler de sujets personnels ou être en désaccord leur sera difficile, et inversement. 

 

 

Comment réduire son anxiété :

 

Réduire son anxiété demande une certaine méthode. Sachez qu’en tous les cas, la réduire ne serait-ce qu’un tout petit peu est mieux que de ne rien faire du tout. Car vous enclenchez alors la “Machine à se relaxer”. Se débarrasser d’une petite partie de votre nervosité qui vous emmène à parler trop vite est donc un excellent début

Les exercices de respiration :

Mon premier conseil est évidemment de pratiquer des exercices de respiration lente et profonde pour faire le vide, vous recentrer et décontracter vos muscles. J’en parle souvent sur ce blog et également en vidéo. D’ailleurs, pour avoir une présentation complète des exercices de respiration que je conseille, voici une vidéo que j’ai tournée sur le sujet : cliquez ici pour la visionner. J’y aborde dans un premier temps tous les bénéfices de la respiration, puis une méthode complète pour vous y mettre. 

Même si le sujet est le dépassement de la timidité, cette vidéo est tout à fait applicable en ce qui concerne l’anxiété. De plus, elle ne dure que quelques minutes, donc prenez le temps de la regarder 🙂 .

Exercice de respiration pour être moins nerveux

Photo by madison lavern on Unsplash

Le conditionnement psychologique :

Loin de moi l’idée d’aborder tout un “cours” sur le conditionnement psychologique dans une sous partie d’article. Je vais donc être le plus succinct possible tout en vous renvoyant vers certains liens si vous souhaitez étudier le sujet plus en profondeur. 

La première question à se poser :

Dans son livre La semaine de quatre heures, Timothy Ferriss développe un concept intéressant lorsqu’il aborde le sujet de “Faire des choses que l’on a toujours eu peur de faire”. L’une des méthodes qu’il conseille pour dépasser notre peur est de nous poser la question suivante (que je vais adapter pour la thématique du jour) :

“Dans les situations sociales qui me rendent anxieux(se), quelle est la pire chose qui puisse arriver ?” 

Dédramatisons un instant la situation. Vous vous apprêtez à prendre la parole et vous êtes nerveux(se), vous savez que vous allez parler un peu trop vite et vous perdre dans votre explication. Rationalisons ce qui va se passer. Qu’est ce qui peut arriver de vraiment grave ? Si l’on prend le pire scénario possible, quel serait-il ? 

Vous allez bafouiller, les gens ne vont plus vous écouter et vous allez même peut-être être ridicule. Et vous savez quoi ? Ce n’est pas grave. Non seulement, les gens auront oublié le lendemain (pour ne pas dire dans les 5 minutes), mais en plus… Vous serez toujours en vieEt oui je sais, ça parait fou… 😉

Ce qui nous rend anxieux est la représentation que nous avons de ce qui peut/va se passer. Ce que l’on pense de la manière dont les gens vont nous voir. Imaginez le pire scénario, et rendez-vous compte à quel point il n’est pas si grave que ça. De plus, il a de très faible chance de se produire 😉

Si le sujet vous intéresse, je vous conseille de visionner cette vidéo

La pensée positive

Si notre anxiété nait des conséquences que l’on imagine se produire, qu’arriverait-il si on inversait la vapeur ? 

Et si au lieu de se répéter que l’on ne va pas y arriver, on se disait que l’on va réussir ? Être moins nerveux repose aussi sur notre faculté à nous contrôler mentalement. 

Encore un fois, le sujet est large est je l’ai déjà abordé à plusieurs reprises. Vous pouvez notamment y lire la section qui y est dédié dans l’article suivant : Comment dépasser la peur du regard des autres ?, ou en visionnant cette vidéo : Pratiquez la pensée positive !

 

 

Examiner les croyances qui vous rendent nerveux(se)

 

Un THDP (Très Haut Débit de Paroles 😉 ) peut provenir uniquement de votre énergie anxieuse. Certains ont du mal à penser aux choses à dire car leurs nerfs bloquent leur cerveau. Chez d’autres, leur esprit se rempli de pensées à cause de la nervosité, à tel point qu’ils ont une envie irrépressible de toutes les dire et là, maintenant, tout de suite. 

La pensée positive est efficace car ce sont des croyances ou hypothèses qui sont souvent à l’origine d’un débit de parole élevé. Si vous arrivez à identifier la ou les croyances qui sont en vous, puis que vous les examinez de manière minutieuse, il vous sera possible de moins ressentir ce besoin de parler encore et encore, de plus en plus vite lorsque vous êtes nerveux. 

Voici quelques exemples courants :

  • Les gens ne m’aimeront que si je suis ultra drôle et ultra intéressant. Le meilleur moyen d’y parvenir est de les bombarder de blagues, d’opinions, de paroles.
  • Dans une conversation : Plus, c’est mieux. Plus de blagues, plus de commentaires, plus d’observations, plus de tout…
  • Parler plus et plus vite est synonyme d’intelligence
  • Quand je suis nerveux, la meilleure chose à faire est de se dépêcher de dire ce que j’ai à dire et d’en finir le plus vite possible. 
  • Dans une conversation, le silence doit à tout prix être comblé. Divaguer et dire des choses peu utiles sont mieux que rien. 
  • Pour renverser une conversation qui ne se déroule pas bien, le mieux est de parler, parler et encore parler, jusqu’à ce que je dise quelque chose de bien
  • Pour bien expliquer quelque chose, il faut rentrer dans le détail et dire tout ce qui me passe par la tête. 
  • Pour montrer aux gens que je m’intéresse à eux, il faut que je leur parle tout le temps. 
Femme prenant conscience de ses croyances limitantes

Photo by Nicole De Khors from Burst

Prendre conscience de nos croyances contre-productives est un excellent début. Car rien que d’en connaître l’existence aide à s’en débarrasser. Il ne reste plus qu’à y appliquer un certain scepticisme pour l’éliminer définitivement. 

Après compréhension et analyse, certaines croyances vous sembleront toujours vraies et sensées. Même si la logique veut qu’elles soient fausses. Pas de panique, car vous savez maintenant que vous avez la possibilité d’agir contre ces croyances. Cet exercice peut être assez contre-intuitif, mais payant sur le long terme. 

 

 

Être plus à l’aise dans les situations qui déclenchent votre nervosité

 

Prenons l’exemple du silence dans les conversations. Êtes ce qu’un moment de “calme” (ou un blanc, appelez le comme vous voulez 😉 ) vous met vraiment mal à l’aise ? Mieux, est ce que vous pensez que cela nuit profondément à la conversation ? Le mieux à faire est-il vraiment de dire quelque chose, même n’importe quoi, pour briser ce silence ?

Il est possible de vous habituer pas à pas aux situations qui vous rendent nerveux(se). Si ce qui déclenche votre nervosité sont les silences gênants, prenez le temps de les analyser avant de les rompre. Vous vous rendrez compte que la gêne ne vous détruira ni vous, ni la conversation. Et quelqu’un d’autre pourra très bien dire quelque chose à laquelle vous ne vous attendiez pas et relancer la conversation sur un sujet intéressant.

 

Entrainez vous à parler plus lentement

Vous allez peut être prendre ça pour un conseil bateau, mais un bon moyen d’apprendre à réduire votre débit de paroles et de délibérément faire l’effort de ralentir. Le mieux est de commencer à le faire dans des situations où vous vous sentez à l’aise et où vous avez le contrôle. Avec votre famille ou vos amis proche par exemple. Prenez consciemment le temps de parler, calmez le rythme. Vous pouvez même vous amuser à varier le débit pour vous rendre compte de l’impact sur la manière dont on vous écoute. 

  • Prenez le temps de respirer, quittes à laisser une pause de une ou deux secondes après une phrase.
    • Un bon moyen de vous y forcer est d’avoir une “contrainte physique” : boire une gorgée d’eau par exemple, ou tirer sur une cigarette si vous êtes fumeur
  • Ralentissez et appuyez vos gestes si vous avez l’habitude de vous exprimer ainsi
  • Avant de prendre la parole, prenez un instant pour vous rappeler de parler plus lentement
  • La manière que vous avez de vous tenir joue un rôle capital dans la manière que vous avez de vous exprimer. Prenez une posture relaxée et détendue
  • Si votre débit est vraiment élevé, prenez le temps de bien prononcer chaque mot et syllabes

Quand j’ai commencé à réaliser des podcasts, je me suis rendu compte de mon débit et surtout de mes tics de langage. Ce peut être un bon exercice pour vous entrainer. Enregistrez vous puis écoutez vous, et prenez les mesures nécessaires en fonction de ce que vous voulez modifier. 

Le but est d’y aller pas à pas. Cela va vous sembler contre-intuitif et manquer de naturel, mais vous vous y habituerez. Gardez bien en tête votre objectif de devenir moins nerveux.

 

Apprenez à aller à l’essentiel, même quand vous êtes nerveux(se)

Si votre nervosité vous fait parler trop vite, il est possible que ce ne soit pas le seul problème. Le fait de se perdre en explications et détails inutiles en est un également. 

  • Encore ici, il est intéressant de consciemment tenter d’aller à l’essentiel dans les situations qui ne vous rendent pas nerveux(se). Puis d’appliquer dans les situations où votre anxiété prend le dessus.
  • Même si planifier une conversation n’est pas chose aisée, réfléchissez aux points et arguments que vous voulez exposer avant de prendre la parole, et tenez vous-y !
  • Fixez vous une limite de mots, phrases ou de temps de parole et essayez de vous y tenir. Le meilleur moyen d’apprendre étant le jeu, amusez vous à tenir une conversation en ne prononçant pas plus d’une ou deux phrases à la fois
  • Une bonne conversation repose sur un échange (stimulant). Personne n’aime les longs monologues, donc faites en sorte de répartir le temps de parole. 
  • Le langage non-verbal de votre interlocuteur peut être très instructif. Notez son ouverture vers vous durant la conversation et si sa posture montre qu’il vous écoute. Autrement, faites en sorte de le laisser parler. 
Homme discutant dans un restaurant

Photo by Samantha Hurley from Burst

Enfin, je ne pense pas qu’avoir des phrases toutes faites soit très utile dans les conversations. Mais apprenez à parler en quelques phrases des sujets que vous abordez souvent : Votre travail, votre parcours, votre opinion politique, vos activités favorites etc. 

 

Soyez transparent(e)

Votre entourage peut être bien plus bienveillant que ce que vous imaginez. C’est d’ailleurs aussi le cas pour des personnes que vous ne connaissez pas. Donc n’hésitez pas à demander aux personnes qui vous sont proche de vous dire quand vous parlez trop vite ou que vous vous empêtrez dans des explications trop longues. 

Vous pouvez également le dire pendant la conversation, lorsque vous vous rendez compte que votre nervosité a pris le dessus. 

  • “Désolé, je parle trop vite n’est ce pas ?”
  • “Et voilà, j’ai perdu le fil de ma pensée à trop parler. Quelle est ton opinion sur ce sujet ?”
  • “Oulà, je t’ai donné beaucoup trop de détails, peut être pas tous nécessaire. Est ce que tu veux que je reprenne ?” Il est évident que si vous reprenez, il faut être plus succinct 😉 

 

Conclusion

 

Pour un article se voulant traiter du sujet “parler moins vite et être succinct”, il est un peu plus long que ce que j’espérais… :p Si vous avez l’habitude de me lire, vous savez que j’aime rentrer dans certains détails 😉 

Quoi qu’il en soit, être moins nerveux dans une conversation s’apprend

  • En premier lieu : identifier précisément les situations qui font monter votre anxiété et parler trop et/ou trop vite
  • Pratiquez des exercices permettant de réduire votre anxiété
  • Certaines croyances peuvent être à l’origine de votre nervosité. Tâchez de les comprendre et de les dépasser. 
  • Prenez le problème à la racine, et entrainez vous à réduire le débit / à être plus succinct. Le meilleur moyen est de commencer lors de situations sociales dans lesquelles vous êtes à l’aise. 

 

C’est la fin de cet article. J’espère qu’il vous a plu, et qu’il vous sera utile. N’hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé. Si vous avez des remarques ou que vous n’êtes pas d’accord, faites le moi savoir ! Le partage et l’échange sont les clés pour avancer ensemble 🙂 !

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3 réponses

  1. Marie Godard dit :

    Ahah je me suis beaucoup reconnue dans cet article !
    Ma problématique quand je parle à l’oral est que parfois mon cerveau “gèle”, et je me retrouve dans le blanc artistique, à perdre totalement le fil de ma pensée. J’ai quelques techniques pour gérer ça, mais c’est vrai que ça me fait beaucoup appréhender la prise de parole en public.
    Merci pour tes conseils en tout cas 🙂

  2. Margaux dit :

    https://reussir-socialement.fr/comment-bien-sexprimer-quand-on-est-nerveux/

    Parler calmement, de manière lente et assurée même quand on est nerveux.

    Ton article est super important !! 👌
    J’aime le fait que tu dises : “Il vaut mieux se relaxer un petit peu, même si ta relaxation n’est pas parfaite, que pas du tout.” Ton approche est très bienveillante sans mettre la pression à ton lecteur. 👩‍❤️‍👨
    Et c’est vrai que se dire que de toute façon si on fait une erreur quand on s’exprime de toute façon les gens ne s’en souviendront pas, voire ne le remarqueront même pas, ça soulage ! 🙈
    Avant quand je faisais des discours devant des gens, je mitraillais super vite parce que je pensais que ça donnait un style ! ⚡
    Mais en fait je me suis rendue compte que c’est en faisant des silences que je rendais mes mots bien plus percutants ! 💬
    Du coup je me suis mise à écrire des textes plus courts, pour “avoir le temps de prendre mon temps”.
    Et je m’oblige à faire des silences d’une, deux voire trois secondes entre certaines phrases (pas toutes sinon ça devient très monotone, c’est ce que je reproche à certains Ted talk d’ailleurs !).
    Ce qui fait que le peu de fois où je choisis de parler vite, là ça fait un véritable effet de style ! 😊
    Donc merci pour ton article, je le trouve vraiment intéressant, facile à lire et à appliquer 🙏

    • Guillaume Jouvencel dit :

      Hello Margaux !
      Wow merci beaucoup pour ton commentaire et content que l’article t’ai plue 🙂
      Je suis totalement d’accord avec toi. Prendre un rythme posé permet un effet très percutant quand on décide de le changer (en parlant vite par exemple).

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