Rejoignez moi sur mes réseaux sociaux, et sur ma chaine youtube !

D’où vient la peur du regard des autres ?

Améliorez votre communication et apprenez à développez votre réseau !

D’où vient la peur du regard des autres ?

Regard pénétrant d'un homme

Quelles sont les origines de la peur du regard des autres ? Pourquoi, quand on s’apprête à prendre la parole en public – peu importe sa taille – on a ce sentiment qu’on va se planter ? Qu’on va bafouiller et passer pour un(e) nul(le) ? Que les gens vont se moquer de nous et ne plus nous écouter par la suite ?

Bonjour à vous chers lecteurs. L’envie m’a pris d’écrire sur la peur du regard des autres et le résultat est un papier un peu trop long pour ne constituer qu’un seul article. C’est pourquoi, je vais publier 2 articles sur la peur du regard des autres ! 😀

Le premier (celui qui vous vous apprêtez à lire) reprend les fondements de la peur du regard des autres. D’où vient-elle ? Pourquoi ? Quelle peut bien être la raison pour laquelle on est pris par cette peur irrationnelle ?
Le deuxième traitera de comment la dépasser 😉

Vous êtes prêt ? Alors c’est parti !

 

Une question d’évolution – la peur d’être rejeté

 

J’ai plusieurs fois abordé le thème de notre évolution au cours de l’existence de l’humanité et l’impact qu’elle a eu sur notre développement social. Notre cerveau est programmé selon plusieurs critères et la peur du regard des autres en fait partie. 

Un moyen de survie

Si vous avez lu mon guide des 6 techniques pour améliorer votre communication dès aujourd’hui, vous avez une idée de ce qui va suivre 😉 . 

La peur du regard des autres tire son origine de celle d’être rejeté d’un groupe. Tout au long de notre existence et jusqu’à il y a quelques centaines (voire dizaines) d’années, être rejeté d’un groupe limitait drastiquement les chances de survies. Pourquoi ? 

Pendant une majeure partie de notre histoire (donc depuis plusieurs millions d’années), il fallait faire partie d’un groupe pour survivre. Sinon, il nous était simplement impossible de :
  • Chasser et se défendre contre les bêtes sauvages
  • Réussir à repousser les tribus ennemies voulant cueillir sur les mêmes terrains que nous
  • Survivre dans la nature
  • etc.
feu de camp dans la nature

Photo by Courtnie Tosana on Unsplash

« L’union fait la force » n’a jamais été aussi vraie que pendant les millions d’années de notre civilisation. Dans une approche moins terre à terre, l’apprentissage et notre évolution dépendait également uniquement du fait d’être avec d’autres individus ! L’écriture n’étant apparue il n’y a (environ) que 5 300 ans – ce qui n’est rien à l’échelle de l’âge de l’humanité – la transmission de connaissances passait par l’échange “en direct”. Comment allumer un feu, où se trouvent les meilleurs lieux de cueillette, comment dresser un abri etc. 

Jusqu’à il y a quelques milliers d’années (voir centaines), être exclu du groupe signifiait donc la mort… tout simplement ! 
Ce n’est pas étonnant que notre cerveau ait été programmé pour éviter cette exclusion à tous prix ! Et ce n’est pas la société dans laquelle nous vivons actuellement qui est – relativement sûre -, que notre cerveau va changer du jour au lendemain. 

Le résultat : la peur du regard des autres

Si être exclu du groupe entraine une mort quasi-certaine, il devient évident qu’il faut éviter d’être rejeté. Comment y parvenir ? 

Le meilleur moyen reste de ne pas se mettre les autres à dos, et éviter de rentrer en conflit !

Parmi les raisons qui pourraient pousser un groupe à exclure un individu, on retrouve bien entendu le fait qu’il mette en danger ce même groupe. Auquel cas la sentence est “irrévocable”. Les autres raisons sont plus subtiles : telles que d’être mal perçu(e), avoir un avis différent de celui du groupe ou entrer en conflit avec un ou plusieurs membres. 

C’est de ces trois derniers points que découle la peur du regard des autres. Si l’on s’exprime mal, que l’on dit quelque chose d’inapproprié, que l’on fait quelque chose qui sort du “cadre” voire tout simplement “d’original”, cela peut mener à un détachement du groupe. 

Le regard que posent les autres individus sur notre personne devient donc primordial, essentiel et bien sûr, une question de vie ou de mort… 

Le poids de la preuve sociale

Outre notre “héritage” lié à notre évolution, le regard des autres pèse toujours un poids important au niveau de notre place dans la société. Il n’est plus question de vie ou de mort, mais d’appartenance. L’appartenance est intimement liée au phénomène de preuve sociale.

Même à l’époque, non seulement nous avions besoin du groupe pour survivre, mais les décisions du groupe prennent le pas sur nos propres décisions.

Pourquoi est-il si difficile de “sortir du cadre” ?

Ce que le groupe décide ou, à un niveau plus large, ce que la société décide oriente nos choix et décisions. Il est beaucoup plus facile de se conformer au groupe et de prendre des décisions en adéquation avec ce que pense le groupe, plutôt que d’aller à contre-courant. Qui n’a jamais eu envie d’exprimer une opinion sur un sujet, puis en voyant que la plupart des autres individus exprimait l’opinion contraire, se sont ravisés

Le poids du regard des autres est tellement pressant qu’il nous conditionne dans nos comportements. Et puis après tout, si tout le monde le fait, c’est qu’il doit s’agir de la meilleure chose à faire n’est ce pas ? C’est le principe de la preuve sociale. Pour nous éviter d’avoir à réfléchir à toutes les (micros)décisions que nous devons prendre et qui potentiellement, surchargeraient notre cerveau, nous nous conformons à ce que les autres pensent. Aussi, si jusque là tout le monde fait les choses d’une certaine manière, c’est probablement que d’autres moyens ont été testés mais abandonnés au profit de ce qui est aujourd’hui communément admis

Imaginez que vous vous baladez en ville, vous tournez à un coin de rue et là, vous tomber sur un groupe de 10 personnes en train de regarder en l’air. Certains pointent même une direction bien précise. Il y a de très fortes chances que vous vous arrêtiez, ne serait-ce qu’un instant, pour regarder à votre tour. Car si un groupe regarde dans une direction, c’est qu’il doit bien y avoir une raison ! Le problème c’est qu’un tel conformisme peut nous jouer des tours, et nous brider. 

Foule pointant une direction

Photo by Matthew Henry from Burst

Vous n’y voyez pas clair ? Laissez moi vous citer un passage du livre Influence et manipulation de Robert Cialdini :

« Habituellement, quand un grand nombre de gens fait quelque chose, nous comprenons que c’est la meilleure chose à faire. Cette vérification par les faits est à la fois la force et la faiblesse du principe de la preuve sociale. […] La preuve sociale représente un raccourci commode, mais elle rend en même temps celui qui l’emprunte vulnérable aux assauts des profiteurs embusqués sur le chemin. »

— Robert Cialdini, Influence et Manipulation

L’auteur sous entend ici que cette preuve sociale, très utile la plupart du temps, peut s’avérer néfastes à certaines occasions. Lorsque la bonne décision est d’aller dans le sens contraire par exemple, et de ne pas se laisser emporter par le groupe. Ou encore, lorsque l’on souhaite dépasser la peur du regard des autres 😉 . La manipulation par la preuve sociale est également à surveiller. 

L’expérience de la terrasse d’un restaurant

Prenons un exemple tout simple pour illustrer notre propos. Imaginez que vous partiez avec votre conjoint, votre famille ou des amis en voyage. Arrivés à destination, vous voulez aller manger à un restaurant et vous vous baladez dans les rues du centre ville. Ayant repéré un coin sympa, vous décidez de vous arrêter ici et hésitez entre deux restaurants qui semblent similaires. L’un a une terrasse pleine à craquer (heureusement, il semble qu’il y ait une table vide qui vous attend 😉 ), l’autre n’a que très peu de client – 2 tables remplies tout au plus -. Instinctivement, vers quel restaurant pensez vous vous tourner pour votre repas ?

Vers celui qui a le plus de monde à sa terrasse bien sûr. Car si tout ce monde s’y restaure, c’est qu’il doit y avoir une bonne raison !

“Guillaume, aujourd’hui et en 2 clics sur TripAdvisor, je n’ai plus à me poser ce type de question”. Et c’est là toute la magie de la preuve sociale. Car TripAdvisor repose entièrement dessus ! Vous irez probablement vous restaurer dans un établissement bien noté avec un nombre de vote que vous jugerez satisfaisant et/ou réaliste ! Vous décidez de votre activité en fonction de ce que le groupe (la communauté/société appelez ça comme vous voulez) a déjà décidé. Et c’est bien sûr la bonne chose à faire ! Ou en tous cas, la plus logique…

Mais parfois, si vous prenez le temps d’interroger une personne vivant sur place et étant friande de restaurants, il se peut qu’on vous conseille un établissement totalement hors du commun et peu fréquenté. Ou en tous cas, pas pour des touristes par exemple 🙂 . Et qui s’avèrera être le meilleur restaurant auquel vous ayez jamais mangé !

Difficile de se défaire du regard des autres quand celui ci est si présent n’est ce pas ? Et ce n’est pas tout…

 

 

Une société entièrement tournée sur la quête d’attention

 

Cet exemple de TripAdvisor est une bonne transition à cette seconde partie. Aujourd’hui plus que jamais, le regard des autres est omniprésent. Bien sûr, notre survie n’en dépend plus (en tous cas dans une majeure partie du monde). Mais il est présent à tous les niveaux de notre société ! Dans notre famille, au travail, avec nos amis… Mais également quand vous rentrez chez vous ! Avec notamment : 

  • Les réseaux sociaux
  • Une propension à faire l’étalage de nos possessions, à cause (ou grâce, c’est vous qui décidez 😉 ) de la société de consommation

Le contrat tacite de votre compte Instagram

J’ai pris Instagram comme j’aurais pu prendre Facebook, Linkedin ou Twitter… Le fait est qu’aujourd’hui, tout nous pousse à nous montrer aux autres. Et surtout : à regarder la vie des autres ! Celui ou celle qui obtient un grand nombre de J‘aime sur Facebook est considéré(e) comme populaire. Au contraire, la personne qui n’est pas suivie par beaucoup de monde sur Instagram est considérée sans intérêt

En nous créant un compte Instagram, la plateforme nous permet d’y poster nos meilleures photos pour que nos proches et nos amis puissent les voir. Ce faisant, nous nous exposons au regard des autres… Mais également à leur jugement ! Car pouvant interagir, les autres individus sont libres de “Liker” ou non la photo, d’écrire un commentaire, de la partager, de la montrer à ses amis etc. 

La peur du regard des autres sur les réseaux sociaux

Image par Gerd Altmann de Pixabay

Comment se détacher du regard des autres quand tout nous pousse à nous y exposer, et à tout faire pour plaire le plus possible ? Mais les réseaux sociaux ne sont pas les seuls outils accentuant cette pression sociale. La consommation joue également un rôle prépondérant. 

Vous êtes ce que vous… achetez !

Et oui, la célèbre expression “vous êtes ce que vous mangez” connais une petite revisite à la Réussir-Socialement ! 😀 

Nos possessions sont devenues le reflet de notre niveau socialBien sûr, il s’agit d’une affirmation ne concernant pas la majorité absolue d’entre nous. Mais mettons de côté l’hypocrisie un instant pour voir à quel point cette affirmation fait sens. 

Prenons un exemple vous concernant directement, et parlons de votre ville. Disons que nous sommes en train de parler d’une personne y habitant également. Je suis certain que vous pouvez vous faire une idée de son niveau de vie si je vous indique le quartier où elle habite. Simplement car celui ci indique le loyer que la personne est en capacité de payer, ou le prix où elle a acheté son appartement.

Vous n’êtes pas convaincu ? 

Même si vous aimez à croire que ce n’est pas le cas, qu’imaginez vous d’une personne en voyant la voiture qu’elle conduit ? La manière dont elle est habillée ? Si vous apprenez que le conjoint de l’arrière cousine au 4ème degré de votre meilleure amie fréquente seulement des restaurants gastronomiques, où qu’il se rend régulièrement à l’opéra plutôt qu’aux matchs de foot, quel regard portez vous sur lui ? 

Arrivant à court d’exemple (même si en creusant, je suis sûr qu’on peut en trouver…), je propose de nous arrêter ici. Mais je suis sûr que vous avez compris l’idée 😉 . 

 

Le regard des autres (et le nôtre) est présent partout, tout le temps, et à tous les points de vus. S’il est si omniprésent, difficile de s’en détacher. Il est normal d’en avoir peur… 😉 

 

C’est la fin de cet article sur la peur du regard des autres… Merci beaucoup de l’avoir lu ! En fait, il s’agit de la première partie. La seconde arrive dans quelques jours et traitera du sujet : Comment dépasser la peur du regard des autres ! Si le programme vous intéresse, je vous invite à télécharger mon guide (dont les liens sont juste en dessous ou à droit de l’article 😉 ). Cela vous permettra également d’être au courant dès la sortie d’un article ! 

 

Si mon travail vous plait, vous pouvez me le faire savoir via les commentaires 🙂 . Si vous avez des questions ou que vous n’êtes pas d’accord, vous êtes également libres de me le faire savoir ! 

 

Recherches utilisées pour trouver cet article

Regard des autres, se détacher du regard des autres, vaincre sa timidité, vaincre sa peur, pression sociale, preuve sociale, sortir du cadre, être en accord avec le groupe, peur du jugement, peur d’être jugé

Partager l'article :
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une réponse

  1. Marie Godard dit :

    Oh oui ton travail nous plaît Guillaume, merci à toi !
    C’est fou de voir comment on est conditionnés à juger les autres, et à se fondre dans la masse. Ça serait cool si nos peurs ancestrales nous lâchaient un peu les baskets ahah
    Hâte de lire la suite, pour savoir comment se détacher de tout ça !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous êtes libre de recevoir gratuitement mon livre "6 techniques pour améliorer votre communication dès aujourd'hui" :)